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Le rôle des femmes dans la transmission d’une culture de la Paix aux enfants

no picture Vice President de l'Association Des Jeunes Entreprenants de Bonassama( Douala-Cameroun)
Théophile Nsangou
Inscrit le 2 janvier 2018
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La  paix  durable   nécessite  qu'on  éduque  les  enfants dés leur  bas  age  a  s

La paix durable nécessite qu'on éduque les enfants dés leur bas age a s"approprier les concept de vivre ensemble, de tolérance et d'entraide

Un contexte mondial de plus en plus violent

Un dicton africain stipule « qu’il est impossible de redresser un poisson qui a déjà séché ». Cette phrase dans son sens simple s’applique plus précisément à la difficulté qu’on rencontre le plus souvent à éduquer un individu lorsqu’il a déjà atteint un certain âge, poser les fondements de plusieurs valeurs dans sa vie, reçu une socialisation influencée par plusieurs phénomènes sociaux. L’éducation lorsqu’on le greffe à la notion de paix devient encore plus importante surtout pour les jeunes. Elle nous permet à cette étape d’anticiper sur le modèle de jeunes qu’on aimerait avoir dans le futur. Il est question dans cette rédaction de voir comment il est possible de créer une vision durable des acteurs futurs ( enfants) qui gouverneront le monde et refléterons ainsi l’image de l’éducation qu’ils ont reçu dans leurs familles respectives, leur entourage , à l’école ou dans les différentes congrégations religieuses etc….Le contexte mondial est marqué de nos jours par une montée en puissance de l’extrémisme violente. Les jeunes semblent être la main d’œuvre la plus prisée dans des groupes terroristes. Les attentats ne sont plus une surprise aux yeux de tous, les crimes de gangs, les tueurs solitaires s’inscrivent entre autres dans le jeu des ennemis à la paix. Une journaliste disait un jour lors d’une interview : "il n’existe pas de bonnes guerres ou de justification valable d’une guerre, toutes les guerres sont mauvaises car une guerre engendre de nouvelles formes de guerres que sont des désastres civiles, l’instabilité politique, des conséquences humanitaires et sanitaires voire même environnementaux."

Quelle rôle les femmes peuvent jouer dans la transmission de la culture de la paix aux enfants

Dans la vision du développement durable, la stabilité du futur dépendra inéluctablement des mécanismes qu’on a mis en place dans le présent pour construire des hommes de paix. S’il est sans doute vrai que le principal ennemie de la paix c’est l’Homme, il serait peut-être aussi important de réfléchir comment créer une génération future de tolérance, de dialogue et de vivre ensemble.

Dans le microcosme familiale, la femme( marqué par son dévouement pour son ménage) est celle qui intervient beaucoup plus sur l’éducation des enfants. Cette éducation se construit au quotidien autour des petites scènes de la vie ( façon de demander un service, d’intervenir dans les conflits impliquant son enfant, de gérer les relations sociales entre son enfant et d’autres….) .

Comme le disait un poète camerounais : « chaque maman a le choix de rendre son enfant ange ou démon en fonction de l’éducation qu’elle lui offre. Si tu veux que ton enfant soit un ange, apprend lui à faire la paix et à vivre avec amour. Et si tu veux qu’il devient un démon alors apprend lui la haine de l’autre, l’intolérance et l’amour de la guerre ». Habituer son enfant au respect de l’autre dès le bas âge, à la solidarité, la tolérance, la communication non violente sont autant d’astuce qui feront de lui un miroir sur lequel reflète l’image de la paix et sur qui jalonne une idéologie du vivre ensemble.

Quand j’étais enfant, ma maman avait l’habitude de nous dire chaque fois qu’on se battait en classe, qu’ « à la violence, il faut réagir avec la paix » et lorsqu’ « on trouve un camarade qui aime la paix, faisons l’effort d’en contaminer d’autres ». Je me rappelle de ce jour où , elle a accroché un grand tableau noir dont elle avait intitulé tableau de l’amour et la paix. Ce tableau présentait des colonnes qui représentaient chacun d’entre nous. Lors d’un diner elle nous donna des instructions suivantes : chaque fois que l’un d’entre vous fera du bien à son prochain, lui offrira un bout de pain quand il en aura besoin, séparera une dispute entre deux de vos amis ou même deux étrangers, aidera un ami à accomplir une tâche difficile : alors il viendra marqué une barre sur sa colonne. Et en fin de semaine, celui ou celle qui aura le plus grand nombre de barre portera une couronne de la paix.

C’est ainsi que nous avons donc commencer la course à la paix et au vivre ensemble partout on se trouvait ( entre amis, à l’école, à l’église, au marché avec maman), on cherchait sans cesse un endroit ou la paix était absente pour jouer notre rôle afin de recevoir la couronne de la paix. Grace à maman, mes sœurs et moi avons construit un réseau de vivre ensemble et de paix dans nos écoles , parmi nos amis, partout où on passait on parlait de la paix de telle enseigne que nous amis nous intriguait souvent en simulant des disputes pour qu’on vienne intervenir.

En fin de semaine, nous étions tous concentrés à écouter maman délibéré et elle nous disait toujours en conclusion : « toutes vos actions sont complémentaires et convergent vers un monde plus en sécurité en paix, rien de sérieux ne peut se faire sans la paix : vous ne pourriez pas jouer aux billes, à la ronde, au football dans une terre de guerre, vous ne pourriez allez rendre visite à vos amis, allez prendre une glace si dehors il neige des tonnes de balles et de bombes, aucune vie n’est possible dans la guerre. Je ne pourrais même pas me rendre au marché et vous achetez vos gâteaux parce que même le boulanger ne pourra ouvrir sa boutique par protection de sa vie. Alors mes chers enfants, propulser la paix partout où vous vous trouvez, c’est à votre âge qu’il faut semer les graines de la paix et lorsque vous serrez grands partager gratuitement ces graines au monde. Et si vos amis des cinq continents s’impliquent aussi dans la semence de la paix ; alors nous serons surs de notre futur car on aurait bâti notre présent sur les fondements du vivre ensemble, de la promotion du dialogue, de la charité et la solidarité, de la tolérance le pardon te l’entraide »

Quand je suis devenu plus grand, avec des amis, nous avons mis sur pieds une association nommée : « L’Association Des Jeunes Entreprenants de Bonassama ». Nous organisons fréquemment des ateliers d’échanges avec des associations de jeunes, de femmes sur des thématiques la non-violence, le vivre ensemble, le dialogue et l’entente.

Ainsi, il est important de bâtir et d’asseoir les valeurs des individus lorsqu’ils sont encore jeunes car ce sont les bases mêmes de la fondation de leur vision future.






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